mercredi 29 mars 2017

LE FOND DE TEINT "T'AS BONNE MINE !" (by Lancôme)

"T'as bonne mine !" m'a dit Magali il y a une quinzaine de jours. Il est vrai que la dernière fois que je l'avais vue, cet hiver, j'étais débordée-fatiguée-grippée-déprimée. "Avec de bonnes grosses cernes" a-t-elle jugé utile de préciser.

"T'as bonne mine !" m'a dit Sébastien quelques jours plus tard. C'est rare qu'un garçon n'essayant pas de vous séduire vous fasse se genre de flatteries.

"T'as bonne mine !" m'ont dit des blogueuses expertes ès jolis teints croisées la semaine dernière.

Entendre un concentré de ce compliment en quelques jours alors que ça n'arrive habituellement qu'à mes retours de vacances, c'est inhabituel.

"Tu as l'air fatiguée..." m'a dit Caroline lundi midi.

J'ai compris.

Lundi, je n'avais pas appliqué le fond de teint Teint Idole Ultra Wear de Lancôme. Alors que je le mets tous les jours depuis 15 jours.

#TrueStory

(couronne de fleurs stabilisées réalisée de mes blanches mains à un atelier Durance)

Ce fond de teint est vraiment VRAIMENT bien. 

Il est finement couvrant mais sans plâtrer, diffuse la lumière en toute naturalité, il a une teinte parfaitement adaptée à ma carnation printanière (02), il s'étale aisément, tient des heures durant, a une protection solaire de 15 bien utile pour filtrer le soleil printanier... 

Il est vraiment VRAIMENT bien. 

(je me répète ?)

VRAIMENT.

Il est bien.

Et je n'en veux pas à Caroline, je pense qu'elle projetait sa propre fatigue sur moi :).

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jeudi 23 mars 2017

LA PRISE DE TÊTE DES TEXTURES À EFFET "WHAOU"

Les amis, je suis face à une problématique boulot à laquelle je ne trouve pas de solution idéale, et j’avais envie de vous en toucher un mot, avoir votre avis.
 
Vous savez peut-être que, parmi mes diverses missions, je suis régulièrement amenée à développer des produits cosmétiques : de l’idée à la mise sur le marché en passant par la conceptualisation, le "marketing mix", le choix des actifs et de leurs concentrations, la supervision du développement galénique (= la texture).


En ce moment, cela ne vous a pas échappé, la tendance est à la texture "whaou". On ne se contente plus d’une "simple" efficacité, on veut du plaisir à l’application. Et si en plus il y a une petite surprise à la première utilisation, c'est encore mieux (une crème qui se transforme en lotion - effet "quick breack", une huile qui s'émulsionne en lait, un masque qui bubulle d'oxygène...).

En addition (I ♥ anglicismes), vous souhaitez des textures confortables mais non grasses, veloutées mais non collantes, légères mais non desséchantes, transparentes mais adaptées aux peaux sensibles...

... Inconsciemment ou non, sous influence directe de la cosmétique asiatique, une fois n’est plus coutume.

Sauf que tout cela, ou quasiment tout cela, n'est pas possible sans silicones.

Ce qui ne semble pas poser de problème en Asie ou aux Etats-Unis, mais voilà, le Français veut la crème et l'argent de la crème, l'innovation galénique mais parfois sans ce qui la permet.

Habituellement, quand il s'agit de crèmes et de sérums, je pousse mes clients à développer des produits sans silicones. Ou je les pousse pas d'ailleurs, car en général, ils préfèrent d'office qu'on n'en mette pas.

MAIS quand ils veulent développer un produit pour lequel la sensorialité est essentielle (typiquement un "cosmetic water" façon asiatique), la quête du "sans silicone" devient une aventure.

Je cherche, je cherche, je mets les labos au défi, j'appelle les fournisseurs d'ingrédients, ça prend des semaines, des mois, des années, mais ce qu'ils me proposent n'est jamais satisfaisant. Au bout d'un moment - quand ils ne me l'ont pas déjà annoncé avant même de démarrer les essais, ils me disent " - Mais Sophie, sans silicone, cette texture / cet aspect / cet effet sont impossibles à faire !"  - Je le sais !! Mais "impossible n'est pas français". Et vous êtes français. Peut-être peut-on y arriver quand même ?"

Eh bien parfois non. Pas dans l'état actuel des choses.

Au fait, que leur reproche-t-on, déjà, objectivement, à ces silicones ?
(vous allez le savoir, à force ;))
  • De ne pas être biodégradables rapidement : c'est tout à fait vrai, et c'est un argument recevable si vous pensez "parabole du colibri". Argument négociable en revanche si vous boycottez les silicones dans les cosmétiques et que parallèlement vous achetez des moules en silicones, des joints en silicone (...), prenez la voiture tous les jours, chauffez votre appartement à plus de 19°, mangez beaucoup de bœuf ou de Nutella. La proportion de méfaits environnementaux liés à l'utilisation de silicones dans vos tout petits produits cosmétiques est insignifiante. 
  • D'être inutiles d'un point de vue biologique : c'est complètement vrai. Bon, ils peuvent être utile pour former un film en surface de la peau qui empêchera l'eau de s'évaporer mais des alternatives existent. Et ils sont utiles et pas vraiment substituables à ce jour en maquillage, auquel on n'a jamais demandé de fonction biologiquement active, pour améliorer les performances produits.
  • D'alourdir la fibre capillaire : oui mais uniquement s'ils sont mal formulés
  • D'être toxiques pour l'organisme : c'est faux, ceux qui sont autorisés en cosmétique en Union Européenne sont totalement inertes.
  • D'empêcher les actifs de pénétrer : ?. Je n'ai jamais vu aucune étude qui le prouve et j'ai même envie de dire que l'inverse me semble possible car ils laissent un film occlusif sur la peau qui ne peut que favoriser la pénétration.
  • D'aggraver l'acné : c'est probablement parfois vrai mais il me semble que les avis sont très partagés là dessus donc personnellement je ne me prononcerais pas.

Pour en revenir à ma problématique boulot. 

On peut formuler des textures très agréables sans silicone et la quasi-totalité des produits de soin que je développe sont sans silicone. Parce qu'ils sont souvent inutiles, donc, et parce que certains consommateurs le demandent, tout comme ils demandent du "sans parabène".

Mais quand au bout du 50ème essai qui colle encore parce que la galénique et/ou les actifs choisis sont compliqués à formuler, ou que le produit que l'on développe doit avoir une texture aussi folle que le concept produit et que des tas de labos s'y cassent les dents depuis des tas de mois, et bien... 

Eh bien, vous finissez par en mettre un petit peu dans la formule, de ces *** de silicones !!

...

ET COMME PAR HASARD, ce sont les produits sur lesquels on a les meilleurs retours texture. Les consommateurs adorent.

Donc vous en pensez quoi, vous, de tout cela ? Sans proposer des soins 100% siliconés comme certaines marque le font, en avoir un peu dans un produit qui est vraiment dingue à utiliser, ultra-efficace et qui vous fait plaisir à chaque utilisation, ça vous freine vraiment dans votre achat ou vous n'en avez rien à faire ?

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lundi 20 mars 2017

CE QUE J'AI REPÉRÉ DANS LA NOUVELLE GAMME DE SOINS URBAN DECAY

Gniiiii. Urban Decay se met au soin.

Et comme Urban Decay en fait toujours plus et toujours plus rock'n'roll que les autres, forcément, certains de ces soins cassent un peu les codes.

La gamme s'appelle Rehab (je ne traduis pas, on parle ici de votre peau et non pas de Amy Winehouse) et sort le 15 avril sur www.urbandecay.fr et le 1er juin chez Sephora.

L'idée de ces produits, c'est que pour vraiment réussir un maquillage, il faut que la peau soit parfaitement préparée : propre, lisse, rebondie, hydratée. Je ne vous apprend rien, tous les makeup artists le disent. 

Rehab est une ligne de produits universels, courte, dans laquelle vous ne trouverez pas de crème pour peau sensible ou de sérum anti-âge.

J'ai pu la découvrir en avant-première la semaine dernière lors du lancement presse, et voici mes produits préférés.


 Les démaquillants Meltdown Remover 

Il y en a 3. 
Un spray démaquillant capable de dissoudre toutes les traces de maquillage, même waterproof. On le vaporise sur un coton et on passe le coton sur le visage sans frotter. Inutile de rincer. 3 ingrédients seulement, sans eau, donc je suppose (sans pouvoir vous le confirmer car je n'ai pas le produit ni la liste d'ingrédients) qu'il s'agit d'une huile sélectionnée parmi des dizaines pour son fort pouvoir "dissolvant" (probablement synthétique car elles sont plus efficaces que les végétales), et soit une ou deux autres huiles, soit un tensioactif et un conservateur, enfin bref on s'en fiche : en gros c'est de l'huile. 20€.
(Edit : après une question en commentaire, je suis allée vérifier la composition parce qu'entre temps je me suis souvenu que si, j'avais eu le produit) et il s'agit de 2 huiles de silicone et d'un dérivé de vitamine E qui est là +/- pour les empêcher de rancir) (notez que j'avais vu juste ;)) (je ne m'attendais quand même pas à un silicone en ingrédient principal mais si j'avais essayé l'huile je m'en serai aperçu, elle est reconnaissable au toucher)
Une huile démaquillante en stick, à la texture baume à lèvres qui fond sur l'épiderme, se masse et se liquéfie sous la chaleur des doigts. On émulsionne ensuite à l'eau comme une huile démaquillante classique et on rince. Un format économique et pratique, idéal pour voyager. 24€.
Un stick démaquillant à lèvres, le petit frère du précédent, capable de dissoudre les rouges les plus tenaces comme le Vice Liquid Lipstick. 18€.


 Le Masque Peel-Off Désincrustant 

Vous voyez les masques peel-off ? Vous voyez les patchs arracheurs de anti-points noirs ? Et bien ce produit est une fusion de ces 2 technologies : un gel qui s'applique localement sur les indésirables, que l'on fait sécher quelques minutes, qui polymérise en film comme un peel-off mais de manière beaucoup plus puissante car il est capable, quand on le retire, d'emporter avec lui les comédons. Je n'ai pas pu le tester, mais le dossier de presse est clair : "Lorsqu'on retire le film, on peut voir tout ce que le masque a attrapé : repoussant, mais intéressant !
(que celui ou celle qui n'a jamais étudié l'air dégoûté la forêt de points noirs désincrustés de son nez par un patch se signale en commentaire)
24€

 La Poudre Gommage & Eclat Pretty Gritty 

C'est une poudre exfoliante (vous aussi vous avez noté que beaucoup de marques se mettaient à ce format ?), mais contrairement à une poudre classique que l'on mélange à un gel nettoyant ou une crème comme la Poudre Métamorphose Sephora dont je vous parlais ici il y a 3 ans, celle de Urban Decay mousse quand on y ajoute un peu d'eau et peut ainsi s'utiliser seule. Et quotidiennement (ah, les américains et l'exfoliation quotidienne...).
28€.

Vous trouverez également dans cette gamme Rehab un "bubble mask" oxygénant (comme ceux-ci), un roll-on défatiguant contour des yeux, un gel ultra-hydratant et un baume à lèvres.

Plus que 4 semaines à attendre avant de pouvoir se procurer ces petites merveilles !


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PS CONCOURS 1 cure de 12 masques franco-coréens de la jolie marque HAN NARI à gagner sur ma page Facebook !

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vendredi 10 mars 2017

LE POINT SUR LES 11 SUBSTANCES COSMÉTIQUES MISES EN CAUSE PAR "QUE CHOISIR"

Je n'avais pas prévu d'aborder à nouveau le sujet car il n'y a rien de très nouveau par rapport à leur dernière enquête de l'année dernière et ma réponse "Doit-on avoir peur des cosmétiques ?", mais la journaliste Elodie Bousquet du magazine Marie-Claire vient de m'interroger à ce sujet et je trouve son article bien foutu, pédagogique, factuel et tout à fait respectueux de ce que j'ai dit sur ce sujet assez touchy, donc je vous invite à le lire en cliquant  


Nous y faisons ensemble un point toxicologique et réglementaire sur chacune des 11 substances dénoncées par Que Choisir (car il s'agit vraiment de ça : il ont même fait un formulaire online de dénonciation de produits cosmétiques qui contiendraient tel ou tel ingrédient). De manière scientifique, posée, et non émotionnelle. Ni 100%-pro-cosmétique façon lobbyistes de la profession, ni 100%-anti-cosmétiques-industriels façon on tente de nous empoisonner pour faire plus de profit. Rien que des faits.

Les ingrédients en question :

PHENOXYETHANOL, PARABENES (BUTYLPARABEN, PROPYLPARABEN, SODIUM BUTYLPARABEN, POTASSIUM BUTYLPARABEN, SODIUM PROPYLPARABEN, POTASSIUM PROPYLPARABEN), METHYLISOTHIAZOLINONE, METHYLCHLOROISOTHIAZOLINONE, TRICLOSAN, BHA, BHT, CYCLOMETHICONE, CYCLOTETRASILOXANE, CYCLOPENTASILOXANE, BENZOPHENONE, ETHYLHEXYL METHOXYCINNAMATE, PHENYLENEDIAMINE, SODIUM LAURYL SULFATE, AMMONIUM LAURYL SULFATE.

Pour chacune de ces substances, vous saurez :
  • A quoi elle (conservateur, filtre solaire, tensioactif...).
  • Dans quels types de produits on la retrouve.
  • Si elle est très ou peu présente dans les cosmétiques actuels.
  • Ce qu'on lui reproche (à tort ou à raison) : allergisante, irritante, perturbateur endocrinien / "cancérigène", mauvaise biodégradabilité...
  • Ce que valent ces reproches : ont-il été validés par la communauté scientifique, les toxicologues et les autorités de santé (dans l'enquête Que Choisir : des vérités, mais aussi des approximations, confusions ou erreurs dues à des références à des études non recevables scientifiquement parlant)
  • Quelles alternatives peut-on trouver aux produits qui contiennent ces substances, et même quand elles ont été officiellement "blanchies" si vous préférez tout de même les éviter.
Je ne reviendrai pas sur le "marketing de la peur" sur lequel Que Choisir, tout comme 60 Millions de Consommateurs, surfe régulièrement (surtout sur les cosmétiques - comme par hasard, à chaque fois leurs numéros sont sold out très rapidement et font beaucoup de buzz sur les réseaux sociaux - attendez-vous du coup à les voir revenir chaque année tels des "marronniers" comme on dit dans la presse). Je vous invite plutôt à relire ici l'article que j'avais rédigé l'année dernière à ce sujet.

Je précise que je suis absolument POUR la liberté d'expression et la défense des consommateurs, vraiment, et bien contente que ce genre d'associations existent car elles font souvent bouger les choses dans le bon sens (y compris en cosmétique). Je regrette juste que quasi-systématiquement, leurs dernières "enquêtes" soient si approximatives et au final orientent si mal les consommateurs qu'ils sont censés informer.

Pour analyser des études toxicologiques, il faut être toxicologue. Moi-même, biologiste BAC+5 spécialisée en cosmétologie avec plus de 15 ans d''expérience, je ne saurais pas toujours en tirer les bonnes conclusions. Chacun son métier ! 

A noter également : Que Choisir et 60M de Consommateurs mènent aussi parfois des études d'efficacité approximatives sur les produits cosmétiques (par exemple quand ils ont réalisé des mesure de protection solaire in vitro il y a quelques mois parce que c'est moins cher que les études sur de vrais sujets, mais que bien sûr c'est aussi moins fiable et que tout cela a abouti à des erreurs d'appréciation du SPF).

Et la plupart du temps, probablement, ils font les choses très correctement...

Zut, j'ai déjà écrit tout ça ? Moi qui ne voulais que relayer l'article de Marie-Claire !! ;)

(n’hésitez pas à partager l'article de Marie-Claire... et faites attention à la circulation routière, vous avez infiniment plus de chances de mourir d'un accident de voiture au prochain carrefour que de l’application quotidienne de votre crème de jour)



Bon et puis rien à voir, mais si vous avez raté cette vidéo qui circule aujourd'hui, 
regardez-la, jusqu'au bout, elle est terrible !!

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mardi 7 mars 2017

"DE BLANGY" OU COMMENT CHANGER DE COULEUR DE VERNIS EN 10 SECONDES

Enfin une sympathique innovation dans le monde merveilleux du vernis à ongles !

Ink & Out est une entreprise française qui a mis au point des pigments capables de changer de couleur en 10 secondes par simple passage sous eau chaude (40° environ) ou froide (6°).

Comment ça marche, chimiquement parlant ? Mystère. Personnellement je n'en ai aucune idée, je ne suis pas du tout calée sur la question colorants.

En tous cas, pour la consommatrice, le mode d'emploi semble plus que facile :


Les vernis intégrant ces pigments seront bientôt commercialisés (où ? on n'en sait encore rien) sous la marque DeBlangy. Une première collection de 6 produits (donc 6 x 2 teintes) à une quinzaine d'euros pièce, ce qui reste carrément abordable pour une telle innovation. Et les couleurs sont plutôt jolies.Et les vernis tiendraient, d'après le fabricant, une bonne semaine (à vérifier).


L'effet est durable, tant que vous n'avez pas trempé vos doigts dans de l'eau chaude ou de l'eau froide. Etonnant.

J'essaierais bien ces petits vernis, moi. Pas vous ?

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